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Rabotage et ponçage des sols béton

Pleins Feux
Echos du terrain N°17

 

L'utilisation d'un rabot à béton ou d'une ponceuse peut paraître simple. Pourtant, de nombreux facteurs influent sur le résultat attendu, en particulier la qualité du béton en place et l'outil utilisé.
 
Le rabotage est destiné essentiellement à modifier l'état de surface d'un sol. Son action se limite à quelques millimètres. Le principe de fonctionnement d'une raboteuse de sol est simple.
 
Le moteur, électrique ou thermique selon les modèles, met en mouvement un tambour muni de 4 axes. Sur chacun d'eux, est installée une rangée de molettes. La rotation des axes par rapport à leur support est totalement libre, ce qui revient à dire que les molettes ne "scient" pas le sol, mais agissent par chocs répétés.
 
Ceci a deux conséquences directes pour l’application "rainurage”: d’abord, le passage de la raboteuse ne permettra pas d’obtenir des rainures aux angles vifs et nets, ensuite, le travail devra s’effectuer en une seule passe. Le tambour étant masqué par un capot de protection, il est difficile de passer deux fois dans les mêmes traces.  
 
Réglementation et normes
Si le principe du rabotage est simple, ses applications n’en sont pas moins variées : rendre un sol antidérapant (rampes d’accès, descentes de garage, écuries, salles de traite...), nettoyer des taches incrustées (graisses, dérivés d’hydrocarbures...), en-lever un revêtement époxy, une ancienne colle à carrelage ou, encore, rectifier la planimétrie en vue d’un changement de revêtement de sol. Comme souvent, l’outil universel n’existe pas et l’utilisateur devra équiper le tambour du rabot à béton de molettes, adaptées au travail à réaliser.


Raboter pour une descente antidérapante.

Une application, une molette
On rencontre, essentiellement, 3 grandes familles de molettes à installer sur le tambour.
 
La molette étoile
2 mm d'épaisseur en acier traité, elle réalise tous les travaux de nettoyage du béton, enlèvement de peinture époxy, de graisses, de colles...
 
La molette dentée
Plus épaisse (5 mm), elle est adaptée aux travaux de rectification de surface et au rainurage antidérapant.
 
La molette carbure
Elle bénéficie de pointes traitées au carbure de tungstène. Plus résistante et plus épaisse (7 mm), elle se destine aux travaux importants de rectification sur sol béton ou asphalte.
 
Soulignons qu'une quatrième famille existe, la molette fraise à pastilles carbure haut rendement. Celle-ci se destine particulièrement à la rectification des sols béton et asphalte, ainsi qu'à l'enlèvement des résines et bandes thermoplastiques sur les routes (passages piétons, bandes de signalisation).

Des rendements difficiles à établir
Le rabotage reste empirique. Il n'existe pas de règles précises pour concevoir le tambour le mieux adapté. La nature des travaux à réaliser, l'état du support, la qualité du béton, sa dureté, la présence d'un traitement de surface ou non sont autant de facteurs influant sur le résultat. On ne saurait donc trop conseiller aux utilisateurs de réaliser des surfaces “test”. D'abord, pour vérifier l'efficacité du traitement, ensuite, pour évaluer le rendement atteint. Il est difficile de le définir préci-sément car, en fonction de l'état du béton, on rabotera 4 à 10 m2 à l'heure.


Ponçage et rabotage,
opposés ou complémentaires ?

Les ponceuses de sol servent couram-ment au traitement des sols en béton. En général, deux outils principaux équipent les ponceuses de sol.
 
La meule circulaire bakélite
D'une épaisseur de 50 à 60 mm, son emploi s'oriente vers le meulage des sols béton et le surfaçage des chapes, afin de permettre l'application d'un revêtement de sol. Attention : lors d’un ponçage à la meule bakélite, l’utilisateur devra s’assurer de l’horizontalité de la ponceuse, au fur et à mesure de l’usure de l’outil.
 
Le plateau à segments diamantés
Il permet un travail de rectification des sols en béton ou de ponçage des résines époxy, à sec ou à l’eau.
 
Ajoutons un troisième outil plus spécifiquement destiné au ponçage à l’eau des sols en marbre ou granito : le plateau à segments prismatiques.
 
Au final, ponçage et rabotage ont des finalités différentes, mais complémentaires. Alors, pourquoi ne pas imaginer un ponçage de finition réalisé après une rectification au rabot ?


 
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