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Les lasers de chantier Plein feux sur...
Echos du terrain
N°19
 
 

Apparu sur les chantiers depuis une vingtaine d’années, le laser a d’abord été perçu comme un rayon étrange et inquiétant. Il est aujourd’hui largement utilisé. Dans les boîtes à outils des carreleurs, plaquistes, électriciens et autres artisans du second œuvre comme sur les chantiers de travaux publics, on utilise cette technologie pour le nivellement, le terrassement, la pose de canalisations, le guidage d’engins… Ainsi, en 1981, on ne comptait en France que 50 niveaux électroniques, contre 10 000 en 1990.

Leur vente a été multipliée au moins par 3 ces 5 dernières années. Pendant la même période le prix a été divisé par 3. L’utilisation massive des diodes laser, en remplacement des tubes hélium-néon, est l’une des raisons de cette baisse importante de prix et du succès de ces équipements.

Gain de temps, gain d’argent
Autre évolution du matériel, les batteries rechargeables laissent maintenant leur place aux piles pour une plus grande autonomie (jusqu’à 100 h en utilisation continue).

Moins cher, plus autonome, fiable, le laser de chantier apporte surtout des gains de productivité estimés à 30 %. Il est vrai que le laser ne mobilise qu’une personne pour la prise de mesures sur le chantier (par exemple un opérateur peut relever à lui seul 200 cotes altimétriques en 2 ou 3 h) ou, au contraire, peut servir de référence pour une équipe ou tout un chantier.

Toujours pour gagner du temps et éviter les déplacements superflus, les constructeurs développent de plus en plus des instruments télécommandés. Dernier avantage majeur des outils laser, la simplicité d’emploi et de mise en œuvre. En moins de 5 minutes, le laser est mis en station sur son trépied ou son support mural et mis à niveau. Nul besoin d’un spécialiste pour travailler avec un laser, les principaux réglages concernent la mise à niveau (les lasers automatiques le font directement), la vitesse de rotation du faisceau ou l’indication de pente (si l’appareil offre cette fonction).

L’homme et le laser,
une équipe fiable à la mesure de tous les chantiers.

Un laser adapté à chaque chantier
De 85 € à plus de 4 500 €, les lasers se déclinent sur une large gamme d’appareils. La qualité des composants (nivelles, moteur, optique) - la durée de vie d’une diode oscille par exemple de 5 à 10 000 h - l’électronique, les fonctions, les équipements, sont autant de facteurs qui déterminent le prix.

La fonction de base du laser est de donner une ligne ou un plan, horizontal ou vertical, qui servira de référence. Il peut aussi indiquer l’équerre, l’aplomb, les pentes. C’est ensuite à chacun de choisir un instrument adapté à ses besoins (voir tableau).

On distingue deux types d’utilisation (intérieur/extérieur) qui appellent chacun des appareils aux capacités distinctes. Les travaux d’intérieur demandent des rayons visibles (à partir de 670 nm de longueur d’onde) pour des portées qui n’ont pas besoin d’excéder 30 m, tandis que les chantiers extérieurs nécessitent des systèmes lasers précis, étanches, capables de portées importantes (supérieures à 100 m). Dans le bâtiment on demandera de la visibilité (fonction scan*, lunettes de visualisation - atten-tion, elles améliorent la perception mais ne protègent pas les yeux) tandis que les travaux publics exigent de la précision (mise à niveau automatique, portée du rayon, indication des pentes). Après avoir défini ses besoins, l’entreprise optera, soit pour un équipement spécialisé qui correspond à un type déterminé de travaux, soit pour un modèle multifonction (souvent haut de gamme) si la diversité de ses activités l’exige.

Le laser d’intérieur permet d’indiquer
aussi équerres et aplombs.

Ne pas négliger l’entretien
Matériel de précision, le laser doit être entretenu et manipulé avec soin (gare aux chocs, aux chutes, aux vibrations). Servant de référence au chantier, il faut être attentif à sa mise à niveau avant de commencer les travaux. Afin de ne pas dérégler l’instrument, il faut éviter tout choc pendant le chantier. De nombreux modèles sont d’ailleurs équipés d’une sécurité qui interrompt le rayon si le laser se décale. Autre précaution à prendre, ces instruments (surtout les modèles non étanches) sont sensibles à la poussière. Il faut donc les en préserver et les nettoyer fréquemment. De toute façon, une révision annuelle chez le constructeur est nécessaire pour étalonner et réviser le laser.

  Travaux d’intérieur Travaux d’extérieur
Rayon Visible Visible ou Invisible
Portée (diamètre) Jusqu’à 60 m (sans cellule) Jusqu’à 600 m (avec cellule)
Précision +/- sur 10 m À partir de 3 mm À partir de 1 mm
Étanchéité Oui/Non Oui
Nivellement Manuel/Semi-auto/Automatique Automatique
Fonctions Plan vertical
Équerrage
Aplomb
Générateur de ligne/Scan*
Pente simple/Double pente
Accessoires Trépied/Canne Support/Support mural
Cible/Cellule
Lunettes
Télécommande
Trépied
Cellule
Mire
Télécommande

Mode Scan : Au lieu de tourner, le laser balaye de gauche à droite sur une petite distance. Il est ainsi plus visible que la ligne car la puissance du laser est concentrée sur un espace restreint. En mode ligne le point du laser est étalé de façon à générer une ligne.


 
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