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Dumpers : la mule des chantiers ! Solutions Techniques
Echos du terrain
N°27
 
 

Au commencement de l’histoire des dumpers, il y a environ cinquante ans, on retrouve des gènes… de brouette ! Très simples de conception, ils n'offraient qu'un déversement frontal mécanique et se déplaçaient sur trois roues.

En un demi-siècle, leur utilisation n’a pas changé : convoyer sans efforts des matériaux en vrac (terre, gravats, béton...) pour alimenter ou évacuer les chantiers. Environnement, paysage, bâtiment, réseaux, voirie..., rapidement, les “motobasculeurs”, communément appelés aujourd’hui “dumpers”, ont su se faire une place comme engin complémentaire incontournable de la minipelle.

Évolution
Les dumpers ont su évoluer en fonction des besoins des chantiers pour devenir aujourd’hui des engins particulièrement aboutis tout en conser vant leur simplicité d’utilisation. Ainsi, du seul déversement frontal d'origine, on est passé à l'Hydroskip (un système qui permet le déversement du contenu de la benne en hauteur) et au Girabenne (déchargement sur le côté) idéal pour le remblaiement de tranchée puisqu’il permet d'avancer tout en déversant ! La conduite et les manoeuvres se sont grandement facilitées par l’apparition du joystick qui rassemble toutes les commandes de la machine.

L’évolution a aussi touché les châssis (rigides 2 x 4 et 4 x 4 ; articulés 4 x 4) et les transmissions qui sont soit mécaniques, soit hydrostatiques. Ce dernier modèle offrant un confort et une fiabilité nettement accrus.
Les dumpers sont classés en fonction de leur charge, de la capacité de la benne ou, encore, de la largeur de la machine. Ces engins pouvant transporter jusqu'à 9 tonnes, ce n'est pas du côté des performances qu'il faut trouver un facteur limitant mais plutôt des impératifs du projet comme un passage étroit.
Ainsi le choix d’un dumper se fait sur les contraintes et obstacles prévus.

La benne toujours vers le haut de la pente
Rassurant, le dumper impose toutefois de respecter des règles de sécurité. La première est liée au conducteur qui doit obligatoirement posséder un Caces n° 1 pour conduire ce type de véhicule. De plus, l’employeur doit lui délivrer une autorisation de conduite.

Des autocollants situés sur les machines rappellent les éléments de base de sécurité imposés avec les dumpers. Tout d’abord, l'obligation de ne jamais circuler avec la benne vers le bas d'une pente, si celle-ci atteint 10 %. En descendant la pente à reculons ou en la montant en marche avant, on élimine au maximum le risque de retournement de l’engin (comme illustré ci-dessus). Par ailleurs, si les dumpers peuvent gravir des pentes à 30, voire 33%, il est évident que cela est impossible en terrain gras. Le conducteur doit aussi faire preuve de bon sens lorsqu'il s'agit d'aborder une zone en dévers pour, là encore, éviter les risques de retournement. Cette notion d’équilibre et la prise en compte du relief sur lequel le dumper évoluera sont des données importantes pour le choix de la machine. Notons encore parmi les nombreuses règles de sécurité que, lors du chargement, le chauffeur du dumper ne doit pas se trouver au poste de conduite mais derrière la machine. Et si l’on trouve un frein de secours, sur les modèles à transmission hydrostatique, cela ne doit pas conduire à l’excès de confiance.

Sur le chantier
Les moteurs sont des diesels qui fonctionnent au fioul puisque ce sont des machines classées en engins de TP de catégorie 2. Si cette classification ne demande pas de permis de conduire ni d'immatriculation, les dumpers ne peuvent aller sur la voie publique qu’à condition d’être équipés de l'éclairage route imposé par le code de la route et de ne pas dépasser les 25 km/h. L'utilisation d'un diesel permet aussi d'offrir une bonne autonomie afin que la machine puisse tenir une journée de travail, soit environ 8 heures sans refaire le plein. Enfin, pour le transport, un autocollant signale la façon de treuiller le dumper qui peut être déplacé sur une remorque ou un camion plateau. Il est alors impératif d’utiliser des barresde rigidification pour les engins articulés.

Facilité de transport et précision du déversement des matériaux.

 
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