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L’e-construction, un nouvel essor pour le BTP

Pleins Feux
Echos du terrain N°17

 

Un secteur comme le BTP ne peut échapper à l’évolution des marchés provoquée par le phénomène Internet. Des échanges entre entreprises et consommateurs (B to C), on est passé au “B to B” répondant aux besoins d’échanges directs entre entreprises, puis aux places de marchés en ligne, apparues il y a peu. Actuellement, elles sont une trentaine en Europe.
 
Pour simplifier, ces places de marchés offrent trois types de prestations :

  • La collaboration en ligne : inspirée des armoires à plans électroniques, on y trouve des prestations de services allant des échanges de notes de calcul à la proposition d’outils de gestion de projets et de chantiers.
     
  • L’information : pratiquée par tous, c’est une mise à disposition de bases documentaires utiles qui mettent en valeur une connaissance du BTP et un savoir-faire.
     
  • La transaction, avec ou sans enchères : que ce soit des catalogues ou des magasins virtuels, des achats par appels d’offres ou des regroupements d’accords-cadres au sein de plates-formes privées, ces différents modèles de transactions promettent des économies de 20% sur les prix d’achats, de 50 à 70% sur les coûts administratifs et une réduction de 50% des délais.
     


Les souris envahissent les chantiers !
 
De quoi intéresser plus d’un conducteur de travaux ! En fait, ces promesses se justifient par un regroupement des acteurs de la filière BTP au sein d’un même “entrepôt virtuel vertical” qui permet d’améliorer les relations entre intervenants, de réduire la paperasse et de simplifier un grand nombre d’échanges.
 
Avec l’émergence de l’e-construction, c’est le marché du BTP tout entier qui est en train de muter. Et la bataille fait déjà rage. On assiste actuellement à une première vague de concentration et d’épuration du secteur. Subsisteront ceux qui pourront proposer, à la fois, la proximité et l’ouverture sur les réseaux européens.
 
Reste que ces acteurs pourraient se partager un marché évalué à 85 ou 100 milliards d’euros en 2004.
L’e-construction a un avenir certain mais, au-delà de l’engouement qu’elle suscite, elle a besoin de temps pour se rationaliser et permettre à tous d’intégrer le potentiel qu’elle représente.
 
Patrick Balignac


 
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