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La gestion des déchets de chantier Tendances
Echos du terrain
N°20
 
 
 
 

La gestion des déchets de chantier est devenue au cours des dernières années une question de plus en plus préoccupante.

Avec un volume annuel de 31 millions de tonnes de déchets, l’enjeu est en effet considérable pour la filière construction.

Les deux tiers de cette masse sont constitués par des déchets inertes (gravats, béton, tuiles…), 28 % par des déchets industriels banals (revêtements de sol et de murs, bois, plastique), 5 % par des déchets industriels spéciaux (peintures, vernis, colles…) et 1 % par les emballages.

La circulaire du 15 février 2000 a pour principal objectif d’assurer le respect de la réglementation en luttant contre les décharges sauvages et en faisant appliquer le principe du “pollueur-payeur”.

Conséquence de ce plan d’action : depuis le 1er juillet 2002, les décharges sauvages sont interdites et le stockage réservé aux seuls déchets ultimes.

Dès lors, les entreprises vont devoir quantifier la production de leurs déchets, la prévoir dans les devis, et trier les déchets selon trois filières (déchets inertes, déchets industriels banals, déchets spéciaux).

Cette gestion planifiée est à intégrer parmi les phases de chantier, dès la conception de celui-ci.

Le coût des déchets : un nouvel enjeu économique à maîtriser.
Le coût des déchets :
un nouvel enjeu économique à maîtriser.

Cette prise en compte implique l’établissement de plans d’évacuation précis par type de déchets (étiquetage de sacs de gravats, spécialisation des bennes, circuits d’évacuation…) qu’ils soient inhérents aux chantiers ou produits lors d’une démolition.

Reste la question du coût de ces traitements. Tout laisse à penser que l’application stricte de la réglementation pourrait bien faire exploser le poste déchets dans le prix de revient des travaux.

Patrick Balignac


 
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