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Décentralisation routière : Interrogations et opportunités Tendances
Echos du terrain
N°25
 
 

Décentralisation : une réforme ambitieuse mais mal expliquée. Donc une réforme qui fait peur.
Même si elles ne sont pas au coeur de la réforme, les routes sont concernées par l'acte II de la décentralisation.
L'enjeu n'est pas un linéaire de réseau puisque "seuls" 20 000 kilomètres de routes nationales vont s'ajouter aux 365 000 que les départements gèrent déjà.
Le problème se pose en termes de compétences de la maîtrise d'ouvrage et de la maîtrise d'oeuvre.
L'État n'ayant plus que 10 000 kilomètres à gérer, il va devoir réorganiser et moderniser ses services.
Une grande partie des agents des DDE ira alors grossir les rangs des services techniques départementaux.
Ce transfert de personnel n'est pas un problème en soi puisque 60 % des agents des DDE travaillaient déjà pour le compte des départements.
Mais avec l'éparpillement de ceux qui appliquaient les mêmes règles techniques à l'ensemble du territoire, les entreprises de la route enjoignent à l'État de ne pas se désengager de l'élaboration de la doctrine routière.

Comment travailler efficacement si les règles de conception et de travaux changent d'un département à l'autre ? Ceux-ci auront-ils la même sensibilité à l'innovation que ne l'avait l'État ?
Pour éviter cet écueil, les entreprises souhaitent que le réseau technique d'excellence en matière d'ingénierie routière soit conservé.
Autre inquiétude : les départements auront-ils la capacité d'entretenir leur réseau tout en lançant des travaux neufs ?

Quelle évolution pour l’un des meilleurs réseaux routiers d’Europe ?

Les finances seront-elles au rendez-vous ? Plusieurs pistes sont à l'étude, réponse dans quelques mois.
Mais soyons confiants. L'expérience montre que les 365 000 kilomètres confiés aux départements sont plutôt mieux gérés aujourd'hui qu'hier parce que le niveau de décision est plus proche de l'utilisateur.

THIERRY GETZEN


 
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