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Face au besoin criant de logements et plus particulièrement de logements sociaux en France, la politique actuelle se veut volontariste. Entre relance de la construction, plan de rénovation urbaine, loi sur le logement et concept d'habitat à faible coût - la désormais célèbre "maison à 100 000 euros" -, un large éventail de solutions est déployé.
Bien sûr, les premiers leviers actionnés concernent les dispositifs de financement. Prenons la "maison à 100 000 euros" : elle bénéficiera d'une TVA à 5,5 % sur la construction, voire parfois d'une dissociation entre le foncier et le bâti. Les promoteurs de cette solution ambitionnent de construire 20 000 maisons de ce type chaque année. S'il faudra attendre l'horizon 2009 pour juger de la pertinence du plan logement, les professionnels du bâtiment répondent dès aujourd'hui à cet ambitieux programme. Ne serait-ce que pour répondre à la demande de HLM : 100 000 puis 120 000 logements sociaux sont au programme pour les trois prochaines années.
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Face à ce qu'il faut bien appeler un défi, le bâtiment a su mobiliser les énergies créant 25 000 emplois permanents en 2005. On parle de 40 000, voire 50 000 emplois en 2006 pour répondre à cette hausse d'activité.
Et demain ? La filière bâtiment sera de nouveau mise à contribution avec la démarche CQFD visant à construire des logements à coût, qualité, fiabilité et délais maîtrisés. Si elle n'en est qu'à ses débuts, la démarche séduit : 111 projets ont été remis par des architectes, entreprises et industriels en réponse à la consultation. Les procédés constructifs sélectionnés jouent la carte de la rapidité d'exécution pour environ 1 000 euros du mètre carré.
Des procédés semi-industrialisés qui devraient permettre de sortir du "tout-béton" ou "toutparpaing" et faire émerger de nouvelles filières de construction. Indirectement, la démarche CQFD touche au savoir-faire des entreprises. Ces dernières ont donc tout intérêt à s'y intéresser.
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